J’ai l’habitude, avant de commencer un projet, de faire une petite inspection de mes ressources, il est rare que j’aie une idée arrêtée sur ce que je veux faire, c’est en général en faisant ce petit inventaire que je trouve ce que j’ai envie d’utiliser. Par exemple ce die-cut de Stamperia, que j’ai eu envie d’associer avec cette vieille porte, une image stockée dans mon ordi que j’ai imprimée sur du papier de riz.
Certains projets coulent de source, pour d’autres c’est un processus plus lent alors dans ces cas-là je laisser mijoter, jusqu’à ce que les choses se mettent en place à leur rythme.
C’est le cas pour cette carte, dont le format slim, s’est imposé presque aussitôt, mais ensuite mes deux éléments sont restés un bon moment, posés sur une carte vierge sur ma table de travail, en attendant que le projet se précise …
Et puis les choses se mettent en place… Cette jeune fille assise devant cette vieille porte, seule, sourit en regardant vers le ciel…Pour moi, elle rêve d’autre chose, elle rêve de s’évader, de s’envoler … (oui je vous l’ai déjà dit, mon fil conducteur c’est bien souvent une histoire que je me raconte😊)…Le décor se se crée lentement dans ma tête, je peux achever ma carte !
J’ai d’abord collé la porte, puis j’ai encré avec de la Distress Oxide sur les côtés pour atténuer la trace du collage, et au-dessus pour créer un ciel dans lequel j’ai tamponné des oiseaux.




J’ai fait un peu de tamponnage sur les côtés et j’ai collé quelques arbustes en washi, pour remplir les espaces vides et achever d’intégrer la porte en créant l’illusion d’un mur de façade ancien.
En-dessous de la porte, toujours pour occuper le vide, j’ai prolongé le décor en dessinant des pavés à l’aquarelle, puis j’ai collé le personnage et je l’ai légèrement ombré.
Go, Fly, Travel (Partir, voler, voyager) c’est également un die-cut de la même collection de Stamperia que j’avais en stock, je n’ai pas réfléchi deux fois parce que ce texte convient parfaitement à mon « scénario », et la couleur est parfaite pour s’accorder avec mes pavés.
Pour terminer j’ai encré les contours de la carte avec de la Distress Oxide (Walnut Stain puis Black Soot).
Voilà, le décor est planté, une histoire commence !
